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LA VIE CHEZ-NOUS

A toute la famille, amis(es) et sœurs de la congrégation NDPS n’ayant pu assister aux funérailles de sœur Pierrette Marchand, vu les circonstances actuelles, nous vous présentons la cérémonie qui a eu lieu le 5 novembre dernier à la Chapelle de la Maison mère.


Biographie de Sœur Pierrette Marchand (Sr Marguerite-Bourgeoys) 1930-2020

Sœur Pierrette est née à Montréal, le 29 janvier 1930. Comme elle était fille unique, son père Albert et sa mère Simone Marmen l’ont toujours choyée et lui ont donné le meilleur d’eux-mêmes. Elle a toujours été fière de l’éducation et de l’enseignement reçus chez les sœurs de la Congrégation Notre-Dame dont elle a gardé un souvenir impérissable. Ce n’est pas par hasard qu’elle portait le nom en religion de « mère Marguerite-Bourgeoys ».

Alors qu’elle avait une dizaine d’années, ses parents ont adopté un petit garçon nommé Pierre dont elle a pris soin avec beaucoup d’affection.

C’est à l’âge de 18 ans qu’elle entend l’appel à la vie religieuse. Elle est d’abord attirée par la congrégation Notre-Dame, en raison de la formation académique et musicale reçue dans cette communauté. Mais la Providence déjoue ses plans. Au cours d’une visite à sa tante Paula Marmen, alors résidente à notre maison Du Fargy, elle s’entend dire : « Pourquoi ne viendrais-tu pas chez les sœurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours, à Saint-Damien? » Et elle a dit OUI, comme Abraham, sans trop savoir où elle allait, car elle ne connaissait rien de Saint-Damien ni de notre communauté. Elle entre au couvent le 10 janvier 1948. Elle célèbre donc cette année son jubilé de grâce, c’est-à-dire 70 ans de vie religieuse. Après sa profession, Pierrette est vite envoyée en mission pour enseigner la musique dans les classes et surtout donner des cours de piano… Elle est ensuite nommée à la Maison mère où elle enseigne le piano et organise divers cours pour la formation continue des sœurs : chant, guitare, orgue, etc. Elle est également responsable de liturgie, directrice de la chorale, animatrice d’un groupe communautaire, etc. En 1983, sœur Pierrette vit un « grand dérangement », alors qu’elle est nommée récréologue à la maison Lauberivière.
Une fois de plus, elle est confrontée à « partir vers l’inconnu », avec la foi comme seul bagage. Cette période de 1983 à 1995 est marquée également par un dur déracinement de la Maison mère vers le logement à Saint-Pascal, où elle vit seule au 2e étage, tout en étant rattachée à la communauté d’en bas… En 1995, on lui demande de faire communauté avec sr Gaétane Guillemette au monastère des Augustines. S’ajouteront ensuite sr Madeleine Lafleur et sr Ghislaine Cayouette. Là encore, la Providence la rejoint de près, quand on fait appel à ses services pour diriger la chorale « La Voix d’Or » dont l’objectif est d’apporter un peu de bonheur aux personnes isolées dans les foyers ou autres milieux défavorisés. Durant 17 ans, elle se dévoue corps et âme pour transmettre à ses choristes l’esprit de nos fondateurs, c’est-à-dire l’amour et le respect des plus pauvres.

Au mois d’août 2012, sr Pierrette vit un pénible départ de la ville vers la campagne. Après un court séjour à la maison St-Bernard, elle arrive à la Maison mère où elle vit divers déménagements en raison de sa santé qui se détériore, à la fois sur le plan cognitif et physique. Incapable de lire et de participer au bréviaire, elle a beaucoup prié avec le chapelet de « popa », jusqu’à ce que la maladie ne lui donne plus aucun repère. Elle aimait également qu’on l’amène au pied de NDPS pour fredonner quelques refrains à Marie.

Au cours du confinement dû à la pandémie, sa santé s’est beaucoup dégradée. Petit à petit, son regard s’est fixé sur l’Invisible et tout son être est devenu « corps livré » avec celui de Jésus. Ce 16 juillet, elle est entrée dans la maison du Père où elle goûte enfin le vrai BONHEUR, sans doute en présence du chœur des Anges qui chante avec elle la gloire et l’amour de Dieu.

Chère Pierrette, Nous te disons MERCI pour la grande générosité dont tu as toujours fait preuve et pour la « présence amoureuse et compatissante de Dieu » que tu as su révéler autour de toi, surtout aux plus pauvres. Quelle femme de cœur tu étais ! Nous nous souviendrons de toi. Repose en paix maintenant. Avec toi, nous redisons cette prière du frère Roger : «Tu es, Seigneur, celui qui, de jour et de nuit prie en moi sans que je sache comment… Tu es celui qui m’aime jusque dans la vie qui ne finit pas… Tu me précèdes sur le chemin de la sainteté… Tu viens à ma rencontre : « Me voici ! »